Ce que l’on peut vous souhaiter de meilleur en 2025 ?
Que l’on puisse continuer à se développer en douceur, et se prémunir des imprévus qui pourraient entraver ce développement. Je suis perfectionniste et je tiens toujours mes promesses, les impondérables sont délicats à gérer quand on se fixe ce cap relativement intransigeant.
La chose que personne ne sait sur vous ?
Que je dors très peu, mes nuits sont courtes et j’ai besoin d’un peu de sommeil. C’est essentiellement la nuit, entre 2h et 5h du matin et que je dessine nos futures créations. Avant de retourner faire une petite sieste.
Votre ambition pour L’Épée ?
Être davantage présent auprès des collectionneurs d’art. Ce ne sont pas toujours les mêmes que les collectionneurs d’horlogerie. C’est un public différent, avec des moyens différents, et surtout des attentes différentes qui peuvent parfaitement correspondre à nos créations de niche, que je qualifierais volontiers de « kinetic pieces of art ».

Ce que votre rachat par LVMH a changé ?
Tout et rien à la fois. Mieux je connais le groupe, plus il me bluffe. Il a tout changé car, avec mon associé et les moyens dont nous disposions à titre personnel, nous ne pouvions pas développer davantage la société. LVMH nous le permet. Mais cela n’a rien changé, car le groupe nous laisse une totale autonomie. Il ne fonctionne pas du tout de manière centralisée. Il nous propose des alternatives, nous fait des suggestions, nous offre de nous agrandir, mais dans l’objectif principal de préserver notre savoir-faire.
La qualité indispensable d’un bon CEO ?
Clairvoyance et résilience.
Votre livre préféré ?
Le prochain !
Votre film préféré ?
J’avoue être un inconditionnel de la saga Star Wars...

La musique qui tourne en boucle sur votre playlist ?
J’ai récemment changé de téléphone, j’ai perdu la plupart de mes musiques ! Mais je suis un grand amateur de jazz.
Le plat devant lequel vous ne savez pas résister ?
Est-ce bien raisonnable de l’avouer ? Le chocolat, et le Nutella. Je sais, c’est mal...

Un passe-temps préféré ?
Sans aucune hésitation, le sport. Avec une nette prédilection pour les sports nautiques et mécaniques. Le sport occupe une place importante dans ma vie et celle de ma famille. Ma femme et nos deux enfants sont tous sportifs.
Le lieu de vacances pour lequel vous lâcheriez tout, tout de suite ?
La Méditerranée, les côtes thaïlandaises et, plus globalement, tout ce qui me permettrait des sports nautiques.

Le personnage qui vous inspire le plus ?
Mon grand-père. Il avait également une entreprise dans le luxe, en l’occurrence dans la maroquinerie. J’ai eu la chance de le connaître assez jeune et il nous a quittés tardivement, il a donc eu une influence durable sur moi. C’est quelqu’un qui a dirigé sa société jusqu’à plus de 80 ans.
Si vous aviez une 25e heure ?
Dormir une heure de plus !
L’origine de vos affinités horlo-mécaniques ?
J’avais sept ans. Mon grand-père, justement, m’avez offert ma première montre mécanique. Il m’a retrouvé le lendemain matin en train de la démonter. Chez moi, c’est presque compulsif. J’ai besoin de comprendre comment fonctionnent les objets. Quand j’étais petit, on m’avait même interdit de démonter la télévision !

Un accessoire dont vous ne pourriez pas vous passer et qui n’est pas une montre ?
Mes voitures de sport. Lorsque je suis fatigué, je vais simplement rouler un peu, sans musique, en restant à l’écoute de mon moteur. Quand j’ai davantage de temps et d’énergie, je vais sur circuit.